Dans une atmosphère empreinte d’émotion et de reconnaissance, près de 3 000 conducteurs de taxis-motos du district de Makoua ont reçu, le 9 mars dernier, leurs permis de conduire à la sous-préfecture de la région. Cet événement marque une étape importante pour ces professionnels de la mobilité urbaine, tout en honorant la mémoire d’une figure politique marquante de la région.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet initié par l’ancien ministre d’État Firmin Ayessa, décédé en 2022. Selon les témoignages recueillis, ce dernier avait exprimé le souhait de voir ces conducteurs accéder à la légalisation de leur profession, considérant que l’obtention du permis était un droit fondamental pour tous les usagers de la route.
La cérémonie, empreinte de solennité, a rassemblé les bénéficiaires, les autorités locales et les représentants de la famille Ayessa. Pour beaucoup de ces conducteurs, cette démarche représente bien plus qu’un simple document administratif : c’est la reconnaissance officielle de leur métier, souvent exercé dans des conditions précaires et sans garantie légale.
Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude envers la famille Ayessa pour avoir porté ce projet à son terme. Certains ont souligné que cette initiative allait considérablement améliorer leurs conditions de travail, leur permettant d’opérer légalement et de contribuer pleinement à l’économie locale.
Les autorités présentes ont salué cette démarche comme un exemple de responsabilité civique et de solidarité communautaire. Elles ont également rappelé l’importance de la formation continue et du respect du code de la route pour assurer la sécurité de tous les usagers.
Cette action humaniste et civique témoigne de l’impact durable que peuvent avoir les engagements personnels d’hommes politiques soucieux du bien-être de leurs concitoyens. Elle constitue également un modèle pour d’autres régions confrontées à des situations similaires concernant les professions informelles.