Nommé par décret présidentiel le 7 août 2025 à la tête du Conseil supérieur de la liberté de la communication, Médard Milandou Nsonga vient de superviser son premier scrutin présidentiel. Nous l’avons rencontré pour faire le point sur le rôle de son institution et l’évolution de la liberté de la presse dans le pays.
ADIAC: Quel bilan tirez-vous de la couverture médiatique de l’élection présidentielle du 21 janvier 2024 ?
Il n’y a pas eu de manquements graves. Nous avons procédé à des analyses approfondies et des constats sur le terrain. Les médias se sont largement mobilisés pour couvrir cet événement important. Nous avons observé une couverture satisfaisante, avec un respect global des règles professionnelles. Les médias publics et privés ont joué leur rôle d’information du citoyen de manière responsable.
ADIAC: Quelle est la mission du Conseil supérieur de la liberté de la communication (CSLC) ?
Le CSLC a pour mission de veiller au respect de la liberté de la communication, notamment de la presse. Nous veillons à ce que les médias respectent les règles déontologiques et professionnelles. Notre rôle est d’accompagner les médias dans l’exercice de leur métier, tout en veillant au respect de la loi. Nous travaillons également sur l’éducation aux médias et à l’information pour promouvoir une meilleure compréhension du rôle de la presse dans une société démocratique.
ADIAC: Comment le CSLC accompagne-t-il les médias dans leur travail quotidien ?
Nous organisons régulièrement des formations et des séminaires pour les professionnels des médias. Nous les sensibilisons aux bonnes pratiques journalistiques et aux évolutions technologiques. Nous travaillons aussi sur la mise en place d’un cadre réglementaire clair qui protège à la fois la liberté d’expression et les droits des citoyens. Notre objectif est de créer un environnement favorable à l’exercice du métier de journaliste tout en garantissant la qualité de l’information.
ADIAC: Quels sont les défis actuels pour la liberté de la presse dans votre pays ?
Les défis sont multiples. Nous devons faire face à l’évolution rapide des technologies qui transforme profondément le paysage médiatique. La désinformation et les fake news constituent également un défi majeur. Nous travaillons à renforcer la résilience des médias traditionnels face à ces nouvelles menaces. L’accès équitable aux ressources et aux financements reste aussi un enjeu important, notamment pour les médias indépendants qui jouent un rôle crucial dans le pluralisme de l’information.
ADIAC: Quelles sont vos perspectives pour l’avenir de la liberté de la presse ?
Nous voulons renforcer le cadre juridique pour mieux protéger les journalistes et garantir leur sécurité dans l’exercice de leur métier. Nous souhaitons également développer la coopération avec les autres institutions nationales et internationales pour promouvoir la liberté de la presse. Notre ambition est de faire du pays un modèle en matière de liberté de la communication en Afrique, où les médias pourraient jouer pleinement leur rôle de quatrième pouvoir dans une démocratie vivante.