Le Congo a commémoré le 10 juin 2026 le 35ème anniversaire de la Journée de la Concorde nationale, date symbolique marquant la fin de la Conférence nationale souveraine de 1991. Placée sous le thème « Dans la paix et l’unité, donnons la priorité à la concorde nationale pour accélérer la marche vers le développement de notre pays », cette journée a donné lieu à plusieurs cérémonies à travers le pays, au cours desquelles les représentants de l’État ont lancé des messages forts en faveur du vivre-ensemble.
À Impfondo, dans le département de la Likouala, le préfet Jean Pascal Koumba a invité les populations à œuvrer pour le maintien de la paix, de l’unité et de la concorde nationale, gages d’un développement durable. Il a rappelé que cette commémoration doit interpeller gouvernants comme gouvernés sur la nécessité de préserver ces valeurs pour sortir le pays des conflits et emprunter la voie du progrès. Insistant sur le dialogue et le pardon, il a souligné que tout Congolais doit renouveler son engagement à bannir les conflits, quels qu’ils soient.
À Brazzaville, le préfet Gilbert Mouanda-Mouanda a quant à lui dénoncé la montée des antivaleurs et des comportements déviants, notamment dans l’enseignement, les administrations publiques et les structures sanitaires, sans oublier les actes de violence perpétrés par les bandes armées appelées « kulunas ». Il a exhorté les citoyens à cultiver l’amour, la tolérance et la fraternité pour consolider la paix et l’unité nationale. La cérémonie a été marquée par des opérations d’assainissement de la Forêt de l’unité nationale et le traditionnel lavement des mains, symbole de purification et de réconciliation.
Dans le département de la Bouenza, le préfet Marcel Ganongo a inauguré une stèle de la Concorde à Madingou, en présence des forces vives de la région. Devant les autorités et la population, il a appelé à l’unité de toutes les filles et fils du département, sans distinction d’origine ethnique. « La paix, c’est un état d’esprit. Elle commence dans la profondeur de chacun de nos cœurs », a rappelé Jean-Fulgence Mouangou, président du Conseil départemental, en écho aux discours du Président de la République. La cérémonie s’est achevée par le lavement des mains, geste symbolique repris dans tout le pays.
Instituée après la Conférence nationale souveraine, la Journée du 10 juin célèbre l’avènement de l’ère démocratique, le retour au drapeau vert-jaune-rouge et à l’hymne national « La Congolaise ». Trente-cinq ans plus tard, alors que le pays poursuit sa marche vers le développement, ces célébrations rappellent que la paix demeure un préalable indispensable.
