Le 23 juin 2026, Casablanca a accueilli la première édition du Rendez-vous des directeurs financiers du Maroc, une initiative du Centre monétique interbancaire (Cmi) visant à créer un espace d’échanges sur la modernisation des flux financiers. Conçu comme un carrefour entre secteurs public et privé, cet événement a rassemblé banques, administrations, fintechs et experts comptables pour décrypter les mutations en cours.
Au cœur des débats : la généralisation progressive de la facture électronique, l’explosion des paiements digitaux et l’intégration croissante de technologies comme l’IA, l’automatisation ou les API dans les systèmes ERP. Le directeur général du Cmi, Rachid Saihi, a souligné que la transformation de la fonction finance « dépasse désormais le seul cadre du paiement numérique pour englober l’ensemble du cycle financier ».
Les participants ont également découvert WaSL, une nouvelle passerelle développée par le Cmi pour faciliter l’interconnexion entre applications d’entreprise, portefeuilles électroniques et réseaux bancaires. Par ailleurs, le Baromètre CFO Morocco 2026, présenté en clôture, a permis de mesurer le niveau de préparation des sociétés marocaines face aux enjeux de l’automatisation et de l’interopérabilité des systèmes d’information.
Si le royaume chérifien affiche sa détermination à devenir un hub numérique régional, qu’en est-il de la République du Congo ? Alors que le pays accélère sa propre mue digitale – notamment à travers le développement du mobile money et les efforts de bancarisation – l’expérience marocaine constitue une source d’inspiration. Les défis sont similaires : moderniser les processus, intégrer les nouvelles technologies dans la gestion financière publique et privée, et renforcer la confiance des usagers.
Le rendez-vous annuel promis par le Cmi pourrait ainsi servir de laboratoire d’idées dont les pays comme le Congo gagneraient à s’emparer pour booster leur propre transformation numérique.
