Ce samedi 27 juin 2026, Brazzaville a vibré au rythme des derniers hommages rendus à Ibara Ekourou Mboua, artiste-peintre et musicien dont la disparition a plongé le monde culturel congolais dans une profonde tristesse. La cérémonie, organisée au Palais des Congrès, a réuni des centaines de personnes, parmi lesquelles des responsables politiques, des artistes de renom et de nombreux anonymes venus saluer la mémoire de celui que beaucoup considéraient comme un « monument de la culture congolaise ».
Né en 1952 à Pointe-Noire, Ibara Ekourou Mboua s’est fait connaître dès les années 1980 par ses toiles aux couleurs vives, mêlant traditions ancestrales et modernité. Son œuvre, souvent qualifiée de « porte-parole visuel du Congo », a été exposée en Afrique, en Europe et aux États-Unis. Parallèlement, il a mené une carrière musicale, fusionnant le soukous avec des sonorités traditionnelles du Kouilou, ce qui lui a valu une renommée internationale.
Au cours de la cérémonie, plusieurs personnalités ont pris la parole. Le ministre de la Culture, Jean-Claude Mabiala, a déclaré : « Ibara n’était pas seulement un artiste, c’était un ambassadeur de notre identité. Son héritage restera une source d’inspiration pour les générations futures. » L’artiste musicien Koffi Olomidé, présent parmi la foule, a interprété un titre en hommage à son ami, dont il a salué « le génie créatif et l’humilité ».
La journée s’est achevée par une procession jusqu’au cimetière du Centre-Ville, où Ibara Ekourou Mboua a été inhumé selon ses dernières volontés, au son des tambours et des chants traditionnels. Une exposition rétrospective de ses œuvres devrait être organisée dans les prochains mois à la galerie du Musée National, afin de perpétuer sa mémoire.
