Le 1er juillet 2026, la capitale congolaise a été le théâtre d’un atelier de formation dédié à la gestion des archives, une initiative visant à sensibiliser les professionnels et les décideurs sur l’importance cruciale du métier d’archiviste au Congo. Organisée sous le thème « Créer et gérer un service d’archives en entreprise », cette session a été animée par Christian Louzolo Nsembani, consultant en gouvernance documentaire, qui a partagé son expertise tout au long de trois journées d’apprentissage.
Au cours de cette formation, les participants ont découvert les outils indispensables pour conserver efficacement les documents et structurer un service d’archives performant, aussi bien dans le secteur public que privé. L’accent a été mis sur la nécessité de valoriser cette fonction souvent méconnue, en démontrant comment elle peut renforcer la compétitivité des organisations.
Christian Louzolo Nsembani a détaillé la classification des archives en trois âges distincts. Les archives du premier âge, ou archives actives, sont celles encore conservées dans les bureaux des producteurs. Les archives de deuxième âge sont transférées vers un service dédié pour libérer l’espace de travail, après établissement d’un bordereau de versement. Enfin, les archives de troisième âge, appelées définitives, ont achevé leur cycle administratif et sont destinées à la recherche et à la conservation à long terme.
« L’archiviste n’est pas seulement celui qui collecte, trie et classe les documents », a rappelé Dorise Ntsiba, secrétaire générale du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises et de l’artisanat (Figa). « Il est aussi le garant de la politique de conservation. » Elle a insisté sur la diversité des documents manipulés dans une administration, citant les procès-verbaux, notes internes, contrats et autres pièces administratives qui traversent toutes les directions.
Pendant trois jours, les apprenants ont acquis des compétences concrètes pour créer et gérer un service d’archives, mais aussi pour mieux se positionner sur le marché du travail. Cette formation a ainsi contribué à combler un vide en matière de professionnalisation du secteur, tout en interpellant les autorités sur la nécessité d’intégrer davantage ces pratiques dans les politiques publiques et entrepreneuriales congolaises.
