Un appel à la raison dans un pays aux besoins criants
Ce 10 juillet 2026, Bienvenu Matumo, figure emblématique de la Lutte pour le Changement (LUCHA), a une nouvelle fois interpellé les dirigeants congolais. Dans un contexte où la crise humanitaire atteint des sommets, il dénonce les choix budgétaires controversés du gouvernement, notamment les récents contrats de sponsoring signés avec des géants du football européen comme l’AS Monaco ou le FC Barcelone.
« Nos ressources doivent être préservées pour des projets essentiels », martèle le militant, qui rappelle que près de 25 millions de Congolais vivent en situation d’insécurité alimentaire chronique. Une déclaration qui résonne comme un cri du cœur dans un pays où l’accès aux soins de base et à l’éducation reste un luxe pour la majorité.
Le paradoxe congolais : richesses naturelles contre misère populaire
La République Démocratique du Congo regorge de minerais, de forêts et d’eau douce. Pourtant, sa population croupit dans la pauvreté. Matumo pointe une gestion opaque et des investissements déconnectés des réalités. « Pendant que des millions sont versés à des clubs étrangers, nos hôpitaux manquent de médicaments et nos routes sont impraticables », s’indigne-t-il.
L’activiste appelle à investir massivement dans l’agriculture, la santé et les infrastructures. Selon lui, une réallocation des fonds vers ces secteurs pourrait transformer le quotidien des Congolais et réduire les tensions sociales qui ne cessent de croître.
Priorité à l’humain : les propositions de la LUCHA
Pour Bienvenu Matumo, plusieurs mesures s’imposent d’urgence :
- Renforcer la sécurité alimentaire en soutenant les petits agriculteurs.
- Réhabiliter et équiper les centres de santé de base.
- Construire des écoles et des routes pour désenclaver les régions reculées.
- Mettre en place des mécanismes transparents de contrôle des dépenses publiques.
« Le peuple congolais mérite mieux que des promesses creuses. Il a besoin d’actions concrètes », conclut-il, appelant la société civile à rester vigilante.
La Rédaction
