La sagesse koongo au secours de la paix au Congo : le bonheur des autres comme clé du vivre-ensemble

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Dans une période où les tensions préélectorales se font sentir sans être officiellement nommées, une parole sage venue du terroir koongo résonne comme un appel à l’unité. Dieudonné Antoine-Ganga, ancien ministre des Affaires étrangères, a récemment partagé un conte du Mbongui de Mayita, dans le district de Boko, qui illustre avec force l’importance de la solidarité pour le bonheur collectif.

Le récit est simple : lors d’un séminaire, un conférencier demande à 50 participants d’inscrire leur nom sur un maillot, puis de le retrouver dans une pièce en moins de cinq minutes. S’ensuit une bousculade chaotique où personne ne parvient à récupérer son bien. Le conférencier change alors de méthode : chacun prend un maillot au hasard et le remet à son propriétaire. En quelques minutes, tout le monde est satisfait. La morale est limpide : « Si vous aidez les autres à trouver leur bonheur, vous obtiendrez votre propre bonheur aussi. »

Cette leçon dépasse les frontières du village et s’applique avec une acuité particulière à la situation politique congolaise. Trop souvent, les acteurs politiques et les citoyens se focalisent sur leurs intérêts personnels, leurs privilèges ou leur appartenance ethnique, oubliant que notre destin est lié. Le développement du Congo ne se fera pas dans la division, mais dans la reconnaissance que notre bien-être dépend de celui de nos compatriotes.

La devise nationale « Unité-Travail-Progrès » prend ici tout son sens. La paix n’est pas un décret, elle se construit jour après jour, par des gestes concrets de solidarité et de respect mutuel. Aimer son pays, c’est d’abord vouloir le bonheur de ses concitoyens, au-delà des clivages partisans. Les régimes passent, mais la nation demeure.

Alors que certains groupes semblent privilégier la confrontation et l’intimidation, il est crucial de se souvenir que personne n’est indispensable et que l’intelligence n’est le monopole de personne. L’heure est à la réconciliation et à l’ouverture. Œuvrer pour la paix, c’est accepter que le bonheur des autres fasse aussi le nôtre.

Puisse cette sagesse ancestrale guider nos dirigeants et l’ensemble de la population vers un Congo plus uni et prospère.

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