35 ans de la Concorde nationale : le Congo réaffirme son engagement pour la paix et l’unité

Create an editorial news illustration for an article about '35 ans de la Concorde nationale : le Congo réaffirme son engagement pour la paix et l’unité'. The specific country is Republique of Congo (Brazzaville) (CG); make visual cues accurate to thi

Brazzaville, 11 juin 2026 – Le Congo a célébré hier, 10 juin, le 35e anniversaire de la Journée de la Concorde nationale, instituée en souvenir de la clôture de la Conférence nationale souveraine de 1991. Placée sous le thème « Dans la paix et l’unité, donnons la priorité à la concorde nationale pour accélérer la marche vers le développement de notre pays », cette commémoration a donné lieu à des cérémonies dans plusieurs départements.

À Impfondo, dans la Likouala, le préfet Jean Pascal Koumba a appelé l’ensemble des administrations à œuvrer pour le maintien de la paix et de l’unité. « Cette commémoration nous rappelle la nécessité de préserver ces valeurs pour parvenir rapidement au développement », a-t-il déclaré, avant de revenir sur les acquis de la Conférence nationale : le retour au drapeau vert-jaune-rouge et le rétablissement de l’hymne national « La Congolaise ».

À Brazzaville, le préfet Gilbert Mouanda-Mouanda, tout en saluant la portée de l’événement, a profité de l’occasion pour dénoncer la montée des antivaleurs, notamment les violences des bandes armées, les dérives dans l’administration et l’enseignement. « Cultivons l’amour et la tolérance pour une véritable réconciliation », a-t-il exhorté, lors de la cérémonie marquée par le traditionnel lavement des mains.

Dans la Bouenza, le préfet Marcel Ganongo a inauguré une « Stèle de la Concorde » à Madingou. « Cette stèle symbolise l’unité de tous les fils et filles de la Bouenza, quelle que soit leur origine », a-t-il souligné, rappelant la devise « J’aime la Bouenza ». Un moment fort suivi d’une évocation historique par le président du Conseil départemental, Jean-Fulgence Mouangou, qui a rappelé l’importance de transmettre la paix comme une flamme.

Pendant ce temps, un collectif de la diaspora a organisé une conférence-débat en ligne pour commémorer l’événement et appeler à une seconde Conférence nationale souveraine. Selon les organisateurs, « les actes de la CNS n’ont toujours pas été pleinement exécutés ».

Ces célébrations interviennent alors que le pays fait face à des défis majeurs : retards de paiement dans la fonction publique, tensions sociales et critiques sur la gouvernance. Le message des autorités est clair : sans paix ni unité, point de développement durable. Reste à transformer ces paroles en actes concrets pour répondre aux attentes des Congolais.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *