Les épreuves écrites du CEPE session de juin 2026 ont officiellement débuté ce jeudi 12 juin à Brazzaville, sous la supervision du ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean Luc Mouthou. Cette année, ce ne sont pas moins de 149 329 candidats qui se sont lancés dans cet examen national, dont 73 271 filles, répartis dans 655 centres à travers tout le pays.
À Brazzaville uniquement, 57 993 candidats (dont 28 140 filles) composent dans 147 centres. Le ministre a effectué une tournée dans plusieurs établissements de la capitale, notamment à l’école primaire Nkeoua Joseph à Bacongo, au complexe scolaire Anne-Marie Javouhey à Poto-Poto et à l’école Nganga Edouard à Moungali, afin de veiller au démarrage serein des épreuves.
Par rapport à l’année précédente, on observe une progression significative du nombre d’inscrits : ils étaient 137 809 en 2025, soit une augmentation de 11 520 candidats (+7,71 %). Une dynamique que le ministère entend accompagner avec des réformes structurelles.
En effet, le ministre Mouthou a annoncé que le CEPE serait remplacé dès 2027 par le Certificat d’études primaires (CEP). Ce nouveau diplôme se fondera davantage sur le contrôle continu, via les notes de classe, afin d’éviter les ruptures de scolarité. Actuellement, environ 5,6 % des enfants qui échouent au CEPE abandonnent leurs études. Avec le CEP, l’objectif est de maintenir chaque enfant dans un continuum d’apprentissage, y compris ceux issus des centres d’alphabétisation qui pourront également passer les évaluations.
Enfin, le ministre a rappelé que les résultats des trois examens d’État (baccalauréat, BEPC et CEPE/Cep) seront consultables en ligne sur le site officiel du ministère, une avancée numérique bienvenue pour les familles.
