Ce 14 juillet 2026, le ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara, a ouvert à Brazzaville les travaux de la revue à mi-parcours des activités hospitalières. Organisée du 14 au 17 juillet, cette rencontre bénéficie de l’appui technique du Bureau-pays de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Elle réunit directeurs d’hôpitaux, professionnels de santé et partenaires techniques et financiers autour d’un objectif commun : améliorer durablement l’accès des Congolais à des soins de qualité.
Gouvernance et éthique au cœur des échanges
La cérémonie d’ouverture a mis l’accent sur deux priorités complémentaires. D’une part, la restitution des conclusions de la conférence stratégique africaine sur la prévention et la réponse aux exploitations, abus et harcèlements sexuels (PRS/PSEA) dans les interventions de santé. D’autre part, la restructuration des performances des établissements hospitaliers. Selon le directeur général des soins et services de santé, le professeur Henri Germain Monabeka, cette revue constitue « un espace de dialogue unique entre le niveau central et les acteurs de terrain, favorisant une gestion axée sur les résultats et le mentorat institutionnel ».
Le Représentant résident de l’OMS, le docteur Vincent Dossou Sodjinou, a salué l’initiative, rappelant que « la performance d’un hôpital repose sur une gouvernance efficace, la disponibilité des médicaments, la fiabilité des systèmes d’information et la préparation aux urgences ». Il a également attiré l’attention sur la recrudescence de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, exhortant les établissements à renforcer leurs capacités de détection et de prise en charge.
CAMU et digitalisation en ligne de mire
Les quatre journées de travaux permettront d’évaluer la mise en œuvre des recommandations de la revue de juillet 2024 et d’identifier les principaux blocages. Parmi les chantiers prioritaires figurent la Couverture d’assurance maladie universelle (CAMU) et la digitalisation du système de santé, jugées essentielles pour améliorer l’accès aux soins et la qualité des données sanitaires. Le ministre Ibara a inscrit cette démarche dans la volonté présidentielle de modernisation du système sanitaire, en cohérence avec le Plan national de développement sanitaire (PNDS) et les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
